Malaga, un grain de folie

IMG-20181019-WA000617 octobre 2018

La TV espagnole montre des images de tempête sur Malaga.

Il est environ 11h30 et nous y sommes. 15, 20, 25… et +45 noeuds de vent en seulement quelques minutes. Olivier est de quart et à la barre. Le temps d’enfiler ma salopette et mettre ma veste de quart, il est trop tard. Le réflexe d’abattre au lieu de lofer aura pour conséquence une voile déchirée . Je reprends la barre. Il ne reste plus qu’à attendre en se mettant à la cape avec un peu de génois. Une heure plus tard, le grain de folie avait quitté les lieux. Il est temps maintenant de rejoindre le port pour changer de voile et débarquer Olivier qui ne poursuivra pas l’aventure.

IMG-20181019-WA0007Gibraltar la nuit

20 octobre 2018

Il est minuit passé de dix minutes, je réveille mon équipier, les bateaux se croisent et circulent dans les deux sens du rail.

1h45, c’est le moment de franchir le rail. Tout semble calme. Mon équipier va se coucher. Au beau milieu, je suis interpelé par une vedette de la police marocaine. L’un d’eux essaye dėsespérément de monter à bord par 20 noeuds de vent pour vérifier les papiers. Après quelques tentatives, le pilote demande d’où je viens et où je vais. Ok, c’est bon pour les papiers!

Maintenant je me trouve devant l’entrée du port marocain avec les cargos qui arrivent et sortent. Je me trouve nez à nez avec un cargo qui a fait un tour complet sur lui même pour ralentir son allure. Ce n’est pas le seul à effectuer cette opération. Il me tarde de quitter cet endroit. Le jour se pointe et je décide d’aller vers l’Ouest où le vent semble plus favorable selon les prévisions.

Casablanca

22 octobre 2018

Les prévisions ne sont pas conformes. Panne de vent. Le moteur tourne depuis une bonne journée et cela peu durer. Je décide de me dérouter vers Casablanca pour faire le plein de gas-oil. Arrivé sur place à 9h30, je suis en contact radio avec les autorités militaires qui me font savoir qu’il n’y a pas de station pour faire le plein de gas -oil et qu’il faut se rendre à Mohammedia où se trouve une marina à 12 milles d’ici.

Il est 13h30, je demande à ravitailler en arrivant à Mohammedia. Les autorités portuaires m’invitent d’abord à me soumettre aux formalités. Douaniers et policiers m’entourent. Ils sont quatre et remplissent les mêmes informations. Cela va durer jusqu’à 17 heures avec un pic sur le drone. Avez-vous un drone à bord ? Oui ! Alors là c’est grave! A ce moment je ne sais pas ce qui va se passer. Enfin, après avoir reporté l’affaire aux supérieurs, il est décidé de confisquer le drone jusqu’au départ du bateau. Je suis amené en ville en voiture pour retirer des dirhams. Le gas-oil se paye dans la monnaie du pays. L’accueil fut chaleureux et les autorités compréhensives. Quatre heures pour déméler les problèmes administratifs me semblent très acceptables.

Lanzarote

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Troc avec des pécheurs marocains. Une araignée de mer pour un litre de vin à un euro.
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Un festival pendant 30 minutes

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Petit repos bien mérité avant de reprendre le vol

 

13 thons pėchés entre Les Baléares et Carthagène avec le leurre « Rapala Marlboro ». Sushi, sashimi, darnes, soupes et panés. Tout y est passé. L’envie n’était plus là pour poser la ligne. Arrêtons le thon.

Toujours peu de vent. Le moteur tourne et il faut encore se dérouter sur Lanzarote pour faire le plein de gas-oil.

Le 27 octobre c’est l’arrivée à Puerto Calero de Lanzarote. Plein fait départ à 9h30 en direction de Ténérife.

Et encore un grain pour saluer notre arrivée dimanche 28 à Santa Cruz

 

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Lanzarote  à 8h30 le 27 octobre

 

 

2 commentaires sur “Malaga, un grain de folie

  1. Tu ne vas reprocher aux administrations marocaines de suivre les Process? 😉
    Bon courage et merci de nous faire vivres tes aventures, c’est pour moi un vrai rayon soleil dans le ciel Parisien.

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