Mon deuxième coup de coeur. Une île paisible qui distille du rhum et des gens agréables.
Tobago cays 23 avril 2019
Une trentaine de bateaux mais une eau turquoise à perte de vue. Des fonds marins avec des poissons multicolores et pour moi la rencontre nez à nez avec un requin à moins de deux mètres qui s’était invité en passant la barrière de corail. J’ai dû battre mon record du 100 mètres nage libre avec un regard régulier sur mes arrières.

29 mars : le coup de coeur pour Carriacou
Carriacou est une île restée à l’ėcart du grand tourisme. Elle vit à son rytme sans se préoccuper des touristes. Un bon accueil et une ambiance de village. Je suis resté deux semaines, le temps de faire mon carénage dans un chantier agréable à vivre et avec des compétences techniques.




Sainte- Lucie, Saint-Vincent 23 au 27 mars 2019
Rodney bay. Premier point d’arrivėe à Sainte-Lucie. Je n’ai pas photographié Marigot Bay qui est devenu une succursale de la Floride. Plage artificielle et immeuble gagnés sur la Mangrove. Un regret d’y avoir superposé une image d’il y a 38 ans où l on rentrait en bateau dans la Mangrove comme dans un petit morceau d’Amazonie.


21 mars 2019, départ de la Martinique
Pour y avoir séjourné trois mois, il faut dire que je me sentais un peu chez moi…


Albert est mon second prénom et la filiation avec ma famille de celui qui est gravé dans le marbre remonte au 18 ème siècle avec le grand père d’Albert parti à Trinidad- en partie française à cette époque – pour y réussir dans les affaires jusqu’à l’indépendance du pays. Émigré ensuite vers la Martinique, la seconde génération va y prendre souche et y voir naître Albert en 1854. Médecin tropicaliste de la Marine il va notamment s’illustrer pendant l’épidémie de fièvre jaune qui sévit en Martinique fin 19ème comme médecin tropicaliste chef du service de santé.
Mais l’attachement le plus fort va aux paysages et à l’accueil de la population.









Fort de France
Où dans le parc de La Savane, Joséphine a perdu la tête avec un gilet jaune au bras.

C’est la manifestation de mėcontentement des Antillais à son égard pour ne pas s’être opposée au rétablissement de l’esclavage décrété par son premier consul de mari, Bonaparte, en 1802. L’abolition avait été déclarée en 1794. Il faudra attendre 1848 pour y mettre un terme définitif.


La plage de La Française au centre ville de Fort de France (anciennement Fort Royal)
et aux pieds du fort Saint Louis.

Une enseigne de photographe qui ne fait pas dans la couleur mais semble les distinguer.


Dans la baie, en face de Fort de France, La pointe du Bout, Les trois Ilets.

A l’Anse Mitan, une rencontre exceptionnelle avec « 33 Export » le vrai. Un plan Mauric de 1968 qui a participé à deux courses autour du Monde en équipage : La Whitbread Round, the World Race. Bref échange avec son sympathique propriétaire.

Anse Noire, pour sa plage de sable noir. Des poissons multicolores et des tortues á portée de main.

Séparée d’Anse noire par une bande de terre, Anse Dufour et sa plage de sable blanc.
Un village de pécheurs et un départ pour les balades dans le parc naturel de Martinique.


Toujours sur la côte Caraïbe, L’Anse d’Arlet. Une eau à 27 degrés et une gorgée de bière locale » La Lorraine »


Marigot. Une belle vue mais un endroit peu fréquentable pour mouiller. Roulis permanent.

Baie du Marin. Régate de yoles rondes très populaires aux Antilles ce dimanche 27 janvier. En premier plan les vainqueurs.
La traversée
Départ le 3 décembre à 16 heures. En route pour 2098 milles nautiques avec le tracé orthodromique. Tous les pleins sont faits et le moral de l’équipage stabilisé.
Sur le parcours nous avons croisé deux cargos. Pas un seul poisson à mettre dans l’assiette. Le leurre méditerranéen est certainement trop « bling-bling » pour les thons de l’Atlantique. J’en ai sélectionné un plus discret qui a été mordillé deux fois. Il faut dire que la vitesse du bateau et la hauteur des vagues ne favorisaient pas la pêche.
15 à 20 noeuds réguliers avec quelques grains qui faisaient grimper l’anémomètre à +30.
Des vents de Nord- Est principalement. Une houle avec des vagues entre 2 et 3 mètres et quelques jours une mer croisée. La température est clémente. 24 degrés en moyenne et une température de l’eau propice à la baignade.
Le bimini a été apprécié la journée. Le soleil tape fort.
Le 12 décembre à 21h30, la platine en aluminium qui relie la mêche du safran au pilote automatique se fracture net dans un grand bruit juste au moment où l’on entame un « let it be » à la guitare.
A partir de ce moment j’organise des quarts. Deux heures de barre suivis pour chacun de quatre heures de repos. On apprécie d’être trois personnes à bord.
Comme souvent dans les moments difficiles, l’équipage se retrouve et le rythme des journées encore plus structuré leur convient mieux. On s’écarte moins des standards

habituels de la société. Ne plus voir de terre et s’éloigner des rythmes imposés par la vie active angoissent certains. Mes équipiers l’ont connu.
Jeudi 20 décembre à 15 h30 après 17 jours de mer, c’est l’arrivée au Marin, le point de chute choisi. Pas de place, il faut se rendre à Fort de France à la Marina de l’étang Z’abricot. Il y a du courant dans le chenal. Nous arriverons vers 19 heures, amarres posées à quai.

A plusieurs reprises nous avons eu la compagnie des dauphins

… et des algues provenant des Sargasses

On peur distinguer à droite les premiers contours de La Martinique


La place au port de plaisance Z’abricot

Dans la mangrove vous pouvez voir des aigrettes neigeuses qui viennent nicher en colonie à la tombée du jour.

La Gomera- Le Cap Vert 22 au 29 novembre 2018
7 jours de mer croisée. Tour à tour les deux coéquipiers sont malades. Arrivés fatigués à Mindelo au Cap Vert, ils décident d’arrêter l’aventure. Après quelques jours de repos, faute de vent favorable, et en l’absence de remplaçants, ils repartent avec Paprika pour 16 à 17 jours de traversée jusqu’en Martinique.








L’eau du port est très propre. J’ai plongé à 3,7 m pour récupérer mes lunettes avec succès.
TÉNÉRIFE

28 octobre – 19 novembre
LA GOMERA
19 au 22 novembre
En attendant le vent favorable pour se rendre au Cap Vert, nous avons eu la chance de voir et visiter la réplique de la Santa Maria qui stationne du 20 au 25 novembre à San Sebastian de la Gomera. L’originale est arrivée le 6 septembre 1492 ici même.




Malaga, un grain de folie
17 octobre 2018
La TV espagnole montre des images de tempête sur Malaga.
Il est environ 11h30 et nous y sommes. 15, 20, 25… et +45 noeuds de vent en seulement quelques minutes. Olivier est de quart et à la barre. Le temps d’enfiler ma salopette et mettre ma veste de quart, il est trop tard. Le réflexe d’abattre au lieu de lofer aura pour conséquence une voile déchirée . Je reprends la barre. Il ne reste plus qu’à attendre en se mettant à la cape avec un peu de génois. Une heure plus tard, le grain de folie avait quitté les lieux. Il est temps maintenant de rejoindre le port pour changer de voile et débarquer Olivier qui ne poursuivra pas l’aventure.
Gibraltar la nuit
20 octobre 2018
Il est minuit passé de dix minutes, je réveille mon équipier, les bateaux se croisent et circulent dans les deux sens du rail.
1h45, c’est le moment de franchir le rail. Tout semble calme. Mon équipier va se coucher. Au beau milieu, je suis interpelé par une vedette de la police marocaine. L’un d’eux essaye dėsespérément de monter à bord par 20 noeuds de vent pour vérifier les papiers. Après quelques tentatives, le pilote demande d’où je viens et où je vais. Ok, c’est bon pour les papiers!
Maintenant je me trouve devant l’entrée du port marocain avec les cargos qui arrivent et sortent. Je me trouve nez à nez avec un cargo qui a fait un tour complet sur lui même pour ralentir son allure. Ce n’est pas le seul à effectuer cette opération. Il me tarde de quitter cet endroit. Le jour se pointe et je décide d’aller vers l’Ouest où le vent semble plus favorable selon les prévisions.
Casablanca
22 octobre 2018
Les prévisions ne sont pas conformes. Panne de vent. Le moteur tourne depuis une bonne journée et cela peu durer. Je décide de me dérouter vers Casablanca pour faire le plein de gas-oil. Arrivé sur place à 9h30, je suis en contact radio avec les autorités militaires qui me font savoir qu’il n’y a pas de station pour faire le plein de gas -oil et qu’il faut se rendre à Mohammedia où se trouve une marina à 12 milles d’ici.
Il est 13h30, je demande à ravitailler en arrivant à Mohammedia. Les autorités portuaires m’invitent d’abord à me soumettre aux formalités. Douaniers et policiers m’entourent. Ils sont quatre et remplissent les mêmes informations. Cela va durer jusqu’à 17 heures avec un pic sur le drone. Avez-vous un drone à bord ? Oui ! Alors là c’est grave! A ce moment je ne sais pas ce qui va se passer. Enfin, après avoir reporté l’affaire aux supérieurs, il est décidé de confisquer le drone jusqu’au départ du bateau. Je suis amené en ville en voiture pour retirer des dirhams. Le gas-oil se paye dans la monnaie du pays. L’accueil fut chaleureux et les autorités compréhensives. Quatre heures pour déméler les problèmes administratifs me semblent très acceptables.
Lanzarote





13 thons pėchés entre Les Baléares et Carthagène avec le leurre « Rapala Marlboro ». Sushi, sashimi, darnes, soupes et panés. Tout y est passé. L’envie n’était plus là pour poser la ligne. Arrêtons le thon.
Toujours peu de vent. Le moteur tourne et il faut encore se dérouter sur Lanzarote pour faire le plein de gas-oil.
Le 27 octobre c’est l’arrivée à Puerto Calero de Lanzarote. Plein fait départ à 9h30 en direction de Ténérife.
Et encore un grain pour saluer notre arrivée dimanche 28 à Santa Cruz

