Arrimė à un corps-mort dans la zone B de la réserve marine de Capo Rizzuto au sud de Crotone position : 39 01 206 N ; 17 11 653 E
Les corps-morts sont mis gracieusement à la disposition des visiteurs.
Endroit peu fréquenté sauf le week-end. Ce qui m’étonne depuis la pointe de la botte italienne, c’est de voir que les estivants locaux laissent leurs parasols et objets de plage la nuit et les retrouvent le lendemain matin.
Les eaux sont d’une transparence cristaline et peuplées de poissons multicolores.
De Charybde en Scylla
Le tourbillon devant Scylla célèbre depuis Ulysse est aujourd’hui anecdotique depuis le tremblement de terre de 1783. Il reste aujourd’hui deux tourbillons à éviter dont j’ai senti les effets avec un courant de 4 noeuds dans le détroit de Messine au passage où il y a environ 3 milles entre les deux rives.
Entre Reggio di Calabria et La Sicile c’est un chassé-croisé de ferries qui parfois sont en attente de dėbarquement au milieu du Détroit. Ici la prioritė n’est pas aux voiliers qui sont verbalisables s’ils entraînent une gène du traffic. Bon, pas mécontent d’en sortir rapidement avec toute la toile et le moteur pour croiser à 8 noeuds.
« Sécurité, sécurité », avis de « Bourrasqua » à la sortie du Détroit. 2 ris dans la Gv et le génois nous passons tranquillement avec 24 noeuds pour se mettre au mouillage devant la plage de Palizzi Marina. Il est 17 heures. Encore deux heures à attendre pour le ti-punch.
En images de Santa-Lucia à Scilla
La côte Tyrrhénienne
Scilla, le 24 juillet
Après avoir largué les amarres le 27 juin du port de Leucate, Paprika et son équipage a fait route vers l’Italie et quitté le continent en direction du Cap Corse où un vent frais nous attendait entre l’île de la Giraglia et la baie de Barcaggio avec des rafales à 35 noeuds. Ce premier juillet nous sommes au mouillage de Barcaggio par quatre mètres de fond.
Le 2 juillet, navigation de nuit pour atteindre l’île de Giglio et mouiller dans la Cala Delle Cannelle.
Le lendemain nous faisons route en direction d’Ostia, porto turistico di Roma. Accueil très sympathique et prix correct à l’arrivée le 3 juillet.
Entre le 4 juillet,départ de mon coéquipier et l’arrivée de Karinn, je décidais de passer ce temps à l’île de Ponza.
Endroit merveilleux s’il en est ! C’est certainement l’une des plus belles destination de Mėditerrannée.
Le 14 juillet arrivée à Naples dans la marina du célèbre quartier de Santa Lucia.
Le port est complet, mais avec une petite négociation, la possibilité de rester deux jours se présente.
Karinn arrive le 15 et le 16 au matin nous faisons la visite de Pompei avant de lever l’ancre pour Capri.
Au mouillage par vingt mètres de fond au sud de l’île, la position est difficilement tenable avec une houle et un roulis très ample.
À 5 heures du matin, las d’être ballotté, départ avec un vent de force 6 vers la baie de Salerne où nous trouvons un mouillage plus accorte.
Le 18 juillet, mouillage dans la petite baie d’Oligastro.
Mon smartphone s’y est beaucoup plu et a décidé de rester définitivement là pour l’éternitė par six mètres de fond entourė d’algues bienveillantes.
Sur la route de Scilla nous avons passé une journée à Tropea, ville construite à flanc de falaise aux maisons multicolores.
Aujourd’hui, 24 juillet nous sommes à Scilla pour une troisième journée et un départ demain matin avec des conditions plus clémentes pour passer le Détroit de Messine.
Giovanni le maître des lieux a doublé notre amarrage sur le corps mort du port et porté avec son bateau l’ancre de Paprika qu’il a laissée au fond de l’eau 30 mètres plus loin.Nous avons reçu un très bon accueil et goûté des moules crues et du Prosseco que Giovanni et ses amis nous ont offerts.Je recommande la visite de Scilla qui est une localité intéressante pour un séjour plus long.