Départ le 3 décembre à 16 heures. En route pour 2098 milles nautiques avec le tracé orthodromique. Tous les pleins sont faits et le moral de l’équipage stabilisé.
Sur le parcours nous avons croisé deux cargos. Pas un seul poisson à mettre dans l’assiette. Le leurre méditerranéen est certainement trop « bling-bling » pour les thons de l’Atlantique. J’en ai sélectionné un plus discret qui a été mordillé deux fois. Il faut dire que la vitesse du bateau et la hauteur des vagues ne favorisaient pas la pêche.
15 à 20 noeuds réguliers avec quelques grains qui faisaient grimper l’anémomètre à +30.
Des vents de Nord- Est principalement. Une houle avec des vagues entre 2 et 3 mètres et quelques jours une mer croisée. La température est clémente. 24 degrés en moyenne et une température de l’eau propice à la baignade.
Le bimini a été apprécié la journée. Le soleil tape fort.
Le 12 décembre à 21h30, la platine en aluminium qui relie la mêche du safran au pilote automatique se fracture net dans un grand bruit juste au moment où l’on entame un « let it be » à la guitare.
A partir de ce moment j’organise des quarts. Deux heures de barre suivis pour chacun de quatre heures de repos. On apprécie d’être trois personnes à bord.
Comme souvent dans les moments difficiles, l’équipage se retrouve et le rythme des journées encore plus structuré leur convient mieux. On s’écarte moins des standards

habituels de la société. Ne plus voir de terre et s’éloigner des rythmes imposés par la vie active angoissent certains. Mes équipiers l’ont connu.
Jeudi 20 décembre à 15 h30 après 17 jours de mer, c’est l’arrivée au Marin, le point de chute choisi. Pas de place, il faut se rendre à Fort de France à la Marina de l’étang Z’abricot. Il y a du courant dans le chenal. Nous arriverons vers 19 heures, amarres posées à quai.

A plusieurs reprises nous avons eu la compagnie des dauphins

… et des algues provenant des Sargasses

On peur distinguer à droite les premiers contours de La Martinique


La place au port de plaisance Z’abricot

Dans la mangrove vous pouvez voir des aigrettes neigeuses qui viennent nicher en colonie à la tombée du jour.
